do what you want cuz a pirate is free

24.7.05

Delayed reaction


Les plus perspicaces d'entre vous auront sans doute deviné que je vais enfin vous faire part de mon avis embrouillé de Roald Dahl-fanboy éclairé sur the latest achievment de notre ami Tim... Eh ben après quelques semaines de macérations, mon sentiment est toujours mitigé. La question de l'adaptation d'une oeuvre littéraire est toujours épineuse, car à la perspective de l'auteur original s'ajoute la lecture particulière du réalisateur... J'attendais beaucoup de la vision burtonienne de la plus célèbre divagation de Roald Dahl. J'attendais quelque chose d'extravagant et de dérangeant, une mise en image du malaise que j'éprouve toujours en relisant les histoires apparement si drôles, innocentes et même morales de Roald Dahl. Comme si chacune de ses fantaisies était un machin noir et malsain enrobé de délicieux sucre rose. Je n'ai pourtant pas retrouvé cette émotion si particulière dans le film de Burton. Mais pire encore, je n'ai même pas retrouvé l'émotion déchirante de pitié et d'horreur que procure les meilleurs film de Burton. Peu d'images saisissantes, de situations d'angoisse et de détresse, de sentiments flamboyants. Les seuls moments du film ou l'influence de Burton se fait clairement sentir se trouve dans les quelques remaniements personnels apportés à l'oeuvre original, concernant le passé de Willy Wonka. Pourtant, s'ils constituent presque les meilleurs moments du film, ils me paraissent peu judicieux. Willy Wonka n'a pas besoin de background freudien. Ses paroles, ses actes, son usine suffisent à donner à ce personnage une substance extraordianire. Et surtout, relater son enfance ruine l'exaltant mystère enveloppant tout un pan de l'oeuvre au profit d'un ressort scénaristique assez grossier... Finalement, le spectateur n'assiste qu'à un agréable divertissement, drôle à plus d'une occasion, curieux, visuellement léché (bien que désespérement aseptisé) et rigoureusement étudié pour plaire aux plus jeunes. De la dimension adulte des contes pour enfants de Roald Dahl, il ne reste rien... La déception que j'ai ressenti à la sortie de la séance est manifestement dû à mon état d'esprit : au lieu d'attendre un malaise souterrain et du bizarre angoissant , j'aurais dû me mettre en childish-mode pour apprécier un joli spectacle (super moral en plus !).

Ceci dit, les squirrels sont super yiffy !!!

Mouarf mais QUI va lire ce post ? Il est trop long (en plus d'être relativement inintéressant ^^)...

3 Comments:

Anonymous Anonymous said...

Les grands esprits se rencontrent, mon cher. J'ai pensé exactement la même chose. Ca reste un bon film... alors qu'il aurait pu, avec un peu plus d'imagination, être excellent.

00:37

 
Blogger antoniosugizo said...

Ah ben ça, les squirrels c'est trop les stars du truc hein : j'en veux un tout pareil.

Sinon, ben c'était quand même mieux que Big Fish, et c'est déjà ça...

02:34

 
Anonymous Anonymous said...

oué jl'ai vu en dvd pirate sur le portable de mon colloc alors qu'il baisait dans la meme chambre, ca ne m'a sans doute pas aidé a apprécier les tensions scénaristiques...
J'ai pas lu le bouquin (oui je sais je crains, mais j'ai deja du mal avec les romans pour adulte, alors t'imagine avec les livres pour enfants...) mais je suis tout a fait d'accord avec le fait que Willy aurait du rester une part du decor plutot que de devenir un personnage a part entiere : j'entend par la qu'il aurait certainement en quelque sorte fait partie de la chocolaterie s'il n'avait pas été personnalisé par ces flashbacks, et ca deflore l'aspect bozarrement mystique et décalé si caractéristiques des ouvrages pour enfants qu'on aime (je pense pour toi a Lewis Caroll mais aussi aux bon vieux Grimms et co.), ou tout ne fait pas sens et ou tout n'est pas justifié ou expliqué comme l'exige les processus d'ecriture moderne.

Sinon moi j'ai kiffé le design de la salle ou ils envoient le gosse dans la télé : completement retro-futuriste, je bosse en ce moment sur des designs inspirés par les fringues Courreges de la seconde moitié des sixties et c'est tout a fait ca, lissé, blanc et hygienique. Ca m'excite fortement, c'est comme les infirmieres, c'est tellement propre que tu as envie de le salir. Bon ca suffit les conneries, je t'embrasse a bientot. Viens me voir avant la fin des vacances.
BERTRAND

20:04

 

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